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Les familles monoparentales en France

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Le fait d’être parent et d’élever seul ses enfants est de plus en plus répandu en France. En revanche, les mesures destinées aux foyers monoparentaux ne sont pas encore suffisantes. Un grand nombre de parents ont du mal à concilier leur carrière professionnelle et leurs responsabilités envers leur famille.

Le nombre de familles monoparentales ne cesse d’augmenter

Une famille monoparentale est décrite comme une famille dans laquelle un parent élève tout seul ses enfants, selon la définition adoptée par la plupart des recherches. La majorité de ces parents ne sont pas majeurs, mais certaines données incluent des jeunes jusqu’à 25 ans. Selon les données de l’INSEE, le nombre de ménages monoparentaux a doublé au cours des 20 dernières années et est passé de 950 000 en 1990 à 1,8 million en 2013. Ils représentent aujourd’hui plus d’une famille sur cinq. Cette augmentation rapide peut s’expliquer par une hausse de séparations et de divorces de couples, qui sont à l’origine de huit ménages monoparentaux sur dix.

La pauvreté est souvent le résultat de la monoparentalité

La monoparentalité est difficile à gérer et entraîne une forte baisse du niveau de vie. Plus de 2,8 millions d’enfants vivent dans la pauvreté et près de quatre ménages monoparentaux sur dix souffrent de situations financières délicates. Que pouvons-nous dire des difficultés rencontrées ? Tout d’abord, ces familles sont des ménages à revenu unique. Un ménage monoparental est, par définition, plus vulnérable. Ensuite, le désir du parent isolé d’être accessible pour s’occuper de ses enfants l’amène parfois à adapter, voire à interrompre, ses horaires de travail. Près de la moitié des mères célibataires ne travaillent pas à plein temps.

Il y a un autre élément à prendre en compte, c’est le pourcentage important de femmes qui sont le seul soutien de famille et la persistance des disparités entre les sexes sur le lieu de travail (écarts de rémunération, difficultés d’accès aux postes à responsabilité, discrimination en raison de la grossesse ou de la maternité, etc.).

Par ailleurs, les mères qui élèvent seules leurs enfants sont de plus en plus nombreuses. Il leur est difficile d’obtenir un travail à la fois stable et bien rémunéré. Elles cumulent fréquemment des contrats précaires quand elles ne sont pas sans emploi.

Ces mauvaises conditions de vie ont des effets très concrets sur la vie quotidienne. Selon l’indicateur de pauvreté en conditions de vie de l’INSEE, tous les coûts des ménages sont affectés. Par conséquent, les familles monoparentales sont confrontées à des décisions et des compromis concernant les vacances, les loisirs, les activités sociales et culturelles. En outre, les enfants sont plus susceptibles de connaître la pauvreté et la marginalisation sociale à l’âge adulte en raison de cette situation.

Les familles monoparentales centrées plus en ville

Les enfants issus de foyers monoparentaux sont plus susceptibles que les autres de grandir dans des zones métropolitaines. “La proportion d’enfants vivant dans un foyer monoparental est notamment élevée dans les départements du pourtour de la méditerranée et aussi dans les départements étrangers : elle atteint près d’un quart du nombre d’enfants, voire plus”, selon l’INSEE.

Les familles monoparentales sont plus susceptibles d’habiter dans les régions métropolitaines, où les prix de l’immobilier, tant à la vente qu’à la location, sont plus élevés, malgré des ressources moindres. Cela s’explique très probablement par la volonté de limiter au maximum les dépenses de transport pour se rendre au travail ou à la crèche.

  • Les Pays de la Loire.
  • La Bretagne.
  • Auvergne-Rhône-Alpes, Yvelines et les Hauts-de-Seine.

Les régions citées juste en haut en revanche sont celles où les familles “traditionnelles” sont les plus nombreuses. Le Doubs, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin comptent plus de familles “traditionnelles” que la moyenne nationale dans l’Est de la France.