Edusismo.orgFamilleLa monoparentalité rime-t-elle toujours avec précarité ?

La monoparentalité rime-t-elle toujours avec précarité ?

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Près d’un jeune sur cinq vit dans un foyer monoparental. Les femmes sont plus touchées par la monoparentalité. Cependant, une personne sur deux seulement travaille à temps plein et il est difficile de trouver un logement.

Monoparentalité et divorce

Depuis la fin des années 1960, les circonstances qui mènent à la monoparentalité se sont développées, même si elles ont eu tendance à se stabiliser au cours des dix dernières années. La grande majorité des ménages monoparentaux sont la conséquence d’une rupture légale ou informelle d’une relation. Toutefois, les séparations d’aujourd’hui comptent des parents en union libre plus que de parents mariés, alors qu’en 1999, il y avait autant de ménages monoparentaux formés par un divorce que par une séparation à la suite d’une union libre.

La naissance d’un enfant hors mariage est la deuxième raison d’être un parent isolé. Les parents isolés qui n’ont pas déjà vécu en couple et qui élèvent leurs enfants seuls représentent environ une famille monoparentale sur cinq au niveau national. Le veuvage, qui était la première raison de monoparentalité dans les années 1960, est tombé dans l’oubli en raison de l’augmentation des divorces et de la baisse des décès à un âge précoce.

Les familles monoparentales face au souci de la location

Près d’un ménage monoparental sur dix partage son logement avec d’autres personnes (parents, amis ou autres). Malgré sa rareté, cette condition est plus fréquente chez les ménages monoparentaux que chez les couples avec enfants. La majorité de ces parents ont moins de 35 ans et vivent avec leurs propres parents et enfants. Les parents qui vivent seuls avec des enfants mineurs ont deux fois moins de chances d’être propriétaires d’un logement que les autres familles.

Ils sont également trois fois plus susceptibles d’être locataires d’un logement à loyer modéré et beaucoup moins susceptibles de résider dans une maison individuelle. Les familles monoparentales sont plus amenées à habiter dans les régions métropolitaines, où les prix de l’immobilier, tant à la vente qu’à la location, sont plus élevés, malgré des ressources moindres. Cela s’explique très probablement par la volonté de limiter au maximum les dépenses de transport pour se rendre au travail ou à la crèche.

Si la monoparentalité présente une situation plus difficile sur le marché du travail, entraînant un niveau de vie inférieur et des conditions de logement moins favorables, il est crucial de noter que la monoparentalité peut être une étape transitoire dans le cycle de vie d’un individu.

Mères célibataires par choix

Susan Golombock, spécialiste de renommée mondiale, consacre quelques pages aux mères célibataires par choix dans son ouvrage de 2015. C’est-à-dire aux femmes d’une quarantaine d’années (ou plus) qui décident de fonder une famille “par elles-mêmes”. Selon elle, ce que nous pensons savoir sur la maternité célibataire et ses implications prétendument terribles pour les enfants a un impact négatif sur ces femmes.

Cependant, elle affirme que la monoparentalité n’a pas d’influence néfaste. Ce sont les situations de vie de ces familles qui posent problème. Oui, des études mondiales démontrent que les enfants élevés par une mère célibataire ont une plus grande probabilité d’échec scolaire, de problèmes de comportement et de grossesses précoces. Toutefois, les recherches montrent que ces problèmes sont principalement dus aux conflits familiaux, aux difficultés financières et au stress maternel.

La dépression et le manque de soutien social sont deux des causes les plus courantes du suicide. Les quelques études réalisées sur les mères célibataires qui ont choisi de l’être (très instruites, socialement et économiquement intégrées) n’ont constaté aucun changement dans le développement psychologique, émotionnel ou cognitif de leurs enfants.

Les femmes célibataires ne sont pas intrinsèquement moins capables d’élever un enfant que les couples. En revanche, la monoparentalité combinée à la précarité est indéniablement une source de vulnérabilité pour une mère et son enfant. Reconnaître la réalité n’exclut pas de prendre des mesures pour y répondre. C’est plutôt le contraire qui est vrai.